Par Mathias Igonenc, co-fondateur de CodecirclePublié le
La réponse courte : du 23 septembre au 7 octobre 2026, ChatGPT et Copilot ont apporté 15 visites sur 111 à codecircle.fr (13,5 %), presque autant que Google (20). 13 sur 15 arrivent sur une page de prix. Ces visiteurs lisent davantage (1,9 page, 1 min 43 en médiane, contre 1,6 page et 45 secondes pour Google). Et 11 visites ChatGPT sur 13 n'envoient aucun référent : sans lire le paramètre utm_source, un outil de mesure les classe en accès direct.
D'où viennent ces chiffres
Depuis le 23 septembre 2026, codecircle.fr mesure ses visites avec un suivi maison : aucun outil tiers, pas d'adresse IP conservée, une mesure exemptée de consentement selon les recommandations de la CNIL. Les robots sont écartés, y compris ceux qui se font passer pour un navigateur. Chaque visite est classée par canal à partir du référent et des paramètres du lien.
Deux limites, dites d'emblée. L'échantillon est petit : quinze jours, 111 visites humaines. Et nos propres appareils ne sont exclus que depuis le 1er octobre, ce qui gonfle surtout l'accès direct. Nous republierons ces chiffres avec un mois complet de recul.
ChatGPT, presque autant que Google
Sur la période, Google en recherche naturelle apporte 20 visites, ChatGPT 13 et Copilot 2. Le rapport est de trois pour quatre : pour une petite agence, l'assistant conversationnel pèse déjà presque autant que le premier moteur de recherche.
111 visites humaines, du 23 septembre au 7 octobre 2026, robots exclus
- Accès direct67 · 60,4 %
- Google20 · 18 %
- ChatGPT et Copilot15 · 13,5 %
- Autres sites5 · 4,5 %
- Réseaux sociaux et campagnes4 · 3,6 %
ChatGPT : 13 visites, Copilot : 2. L'accès direct comprend encore une partie de nos propres visites, exclues seulement depuis le 1er octobre.
Où ils arrivent : sur le prix, presque toujours
C'est le chiffre le plus net de l'étude. Sur les 13 visites ChatGPT, 10 arrivent sur notre guide du prix d'un site internet, une sur le prix d'un chatbot, une sur notre page Elementor à Lyon et une sur notre page Valserhône. Les deux visites Copilot arrivent sur le prix d'un site WordPress. Au total, 13 visites venues des IA sur 15 commencent par une question d'argent.
Google envoie un public très différent : 8 de ses 20 visites arrivent sur notre retour d'expérience du MCP d'Elementor, un article technique, 4 sur l'accueil et 3 sur des études de cas. Google apporte des lecteurs ; ChatGPT apporte des gens qui comparent des devis. Ce n'est pas un hasard : une page de prix publique, datée et sourcée est exactement le type de contenu qu'un assistant peut citer en réponse à « combien coûte… ».

Comment ils lisent
Comparaison des visites venues des IA et de Google sur la même période :
| Indicateur | ChatGPT et Copilot | |
|---|---|---|
| Visites | 15 | 20 |
| Arrivées sur une page de prix | 13 sur 15 | 0 sur 20 |
| Pages vues par visite | 1,9 | 1,6 |
| Visites d'une seule page | 47 % | 80 % |
| Durée médiane | 1 min 43 | 45 s |
| Sur mobile | 7 sur 15 | 6 sur 20 |
| Passées par la page contact | 2 | 0 |
| Assistant du site ouvert | 2 | 0 |
Les visiteurs envoyés par une IA restent plus longtemps et vont plus loin. La moyenne de Google (5 minutes) est trompeuse : une seule visite d'une heure la tire vers le haut, d'où la médiane dans le tableau. Sur quinze visites, ces écarts donnent une tendance, pas une loi.
Le piège : ChatGPT se déguise en accès direct
Sur les 13 visites ChatGPT, 11 arrivent sans référent: le navigateur ne dit pas d'où vient le visiteur, notamment depuis l'application mobile. Toutes portent en revanche le paramètre utm_source=chatgpt.com que ChatGPT ajoute à ses liens ; les deux visites Copilot portent utm_source=copilot.com. Un outil qui ne regarde que le référent range donc onze visites sur treize dans l'accès direct, et conclut que les IA ne lui apportent presque rien.
C'est l'une des raisons pour lesquelles l'accès direct paraît énorme dans la plupart des statistiques. Le reste vient des applications qui ouvrent les liens sans provenance (messageries, e-mails, réseaux sociaux) et des visites de l'équipe elle-même.
Le visiteur qui a failli nous écrire
Le jeudi 1er octobre à 16 h 44, un visiteur arrive de ChatGPT sur son iPhone, directement sur notre page site internet à Valserhône. Il ouvre l'assistant du site, lit la page jusqu'en bas, passe sur la page de l'équipe, clique sur « Envoyer ma demande », place son doigt dans le champ « Type de projet »… et s'en va, sans rien saisir.
Le formulaire fonctionnait : nous l'avons testé de bout en bout juste après. En revanche, sur un écran de téléphone, notre bandeau de cookies couvrait alors la moitié du formulaire. Nous l'avons réduit de près de 300 à 154 pixels de haut. Leçon : le visiteur qu'une IA vous envoie est souvent sur mobile (7 sur 15 chez nous) et déjà décidé ; le moindre obstacle sur le chemin du formulaire coûte une demande.

Quand ils arrivent
Cinq visites sur quinze arrivent après 19 heures, jusqu'à 23 h 32, et trois le week-end. Au total, sept visites sur quinze tombent le soir ou le week-end, quand personne ne décroche le téléphone à l'agence. C'est l'argument le plus concret pour une page qui répond seule aux questions de prix, un simulateur en ligne ou un assistant sur le site.
Ce que nous en retenons pour votre site
- Publiez vos prix.Une page de prix publique, datée et sourcée est celle que les IA citent ; sans elle, vous n'existez pas dans la réponse à « combien coûte… ».
- Lisez le paramètre utm_source.Sinon, le trafic venu des IA se perd dans l'accès direct.
- Demandez la provenance dans le formulaire. Un prospect envoyé par ChatGPT revient souvent plus tard par une recherche Google de votre nom : seule sa réponse le dit.
- Dégagez le chemin sur mobile.Formulaire court, bandeau de cookies discret, bouton de contact visible dès la page d'arrivée.
Chez un de nos clients, un organisme de formation, la même mesure a montré que ChatGPT pesait 18 demandes sur 45 : le détail est dans notre guide pour mesurer les leads venus de ChatGPT. Et pour être cité plus souvent, voyez comment être cité par ChatGPT.
