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Étude de cas · notre propre site · juillet 2026

Nous avons refait notre site : les chiffres, trois semaines après

Le 7 juillet 2026, nous avons remplacé notre WordPress par un site Next.js en export statique. Voici les données réelles de Search Console, y compris celles qui ne sont pas flatteuses, et ce qu'elles disent d'une refonte quand on la mesure honnêtement.

Par Mathias Igonenc, co-fondateur de CodecirclePublié le

Le résultat en trois semaines : migration sans aucune perte, des impressions qui doublent (+107 %) en passant de 1 304 à 2 696 d'un mois sur l'autre, 27 pages qui ne généraient aucune impression et qui en génèrent désormais, deux requêtes commerciales entrées en page 1, et un score PageSpeed mobile de 98 sur 100. Les clics progressent de 25 % (8 à 10), une hausse réelle mais qui reste faible en valeur absolue : nous expliquons plus bas pourquoi c'est attendu à ce stade.

Le point de départ, sans embellissement

Notre ancien site tournait sous WordPress avec Elementor. Il fonctionnait, il était présentable, et il ne produisait presque rien. Les données de Search Console sur seize mois donnent la mesure du problème : 145 clics et 16 052 impressions, soit un taux de clic de 0,9 % et une moyenne d'environ mille impressions par mois. Pour une agence web qui vend du référencement, la situation était difficile à défendre.

L'audit préalable a mis au jour trois familles de problèmes. D'abord la structure : les pages existaient sans logique de silo, plusieurs intentions de recherche se partageaient la même page, et aucune page ne ciblait nos requêtes les plus intéressantes. Ensuite la technique : le site était lourd et une interface laissée ouverte exposait des contenus non publiés. Enfin la cohérence : nos propres tarifs n'étaient pas les mêmes d'une page à l'autre.

Ce dernier point mérite qu'on s'y arrête, parce qu'il est fréquent chez nos clients : un site qui grossit sans gouvernance finit par se contredire. Google le lit, les visiteurs aussi.

Ce que nous avons changé

Une architecture en silos, pas une collection de pages

Le principe est simple à énoncer et exigeant à appliquer : une page répond à une intention de recherche et à une seule. Nous avons construit des pages piliers, chacune entourée de pages filles qui traitent un aspect précis, avec un maillage interne qui fait circuler l'autorité du pilier vers les filles et retour. C'est la méthode que détaille notre approche du référencement, appliquée à nous-mêmes.

Une migration pensée avant d'être exécutée

C'est le poste sur lequel se jouent la plupart des refontes ratées. Chaque ancienne adresse a été recensée puis redirigée en 301 vers son équivalent le plus proche. Celles qui n'avaient plus d'équivalent renvoient un code 404 franc, ce qui indique à Google qu'il peut cesser de les explorer. Le sujet est assez piégeux pour que nous lui ayons consacré un guide entier : les 7 erreurs de refonte qui ruinent le référencement.

Une structure pensée pour les moteurs de réponse

Chaque page importante commence par une réponse directe et extractible, expose des chiffres sourcés et datés, et se termine par une FAQ balisée en données structurées. L'objectif n'est pas seulement d'être classé par Google, mais d'être cité par ChatGPT, Perplexity et les réponses IA, qui sélectionnent leurs sources sur des critères en partie différents.

Un choix technique assumé

Nous sommes passés à Next.js en export statique : le serveur envoie du HTML complet dès le premier octet, sans base de données ni couche d'exécution. C'est le bon choix pour nous parce que nous codons nous-mêmes. Ce ne serait pas le bon choix pour un client qui publie trois articles par semaine sans développeur : celui-là reste mieux servi par un WordPress correctement construit.

Les résultats à trois semaines

Comparaison des 28 derniers jours avec les 28 jours précédents, sans chevauchement entre les deux périodes, telle que Search Console la restitue :

Indicateur28 jours précédents28 derniers joursÉvolution
Impressions1 3042 696+107 %
Clics810+25 %
Clics sur la page d'accueil28×4
Requêtes couvertes123213+90

Le chiffre le plus parlant n'est pourtant dans aucune de ces lignes : 27 pages qui ne généraient strictement aucune impression le mois précédent en génèrent aujourd'hui. Notre page dédiée au Pays de Gex est passée de zéro à 481 impressions, celle d'Annecy de zéro à 275, nos deux pages lyonnaises de zéro à 124 et 76. Ces pages n'existaient pas pour Google il y a un mois. C'est exactement ce qu'une architecture en silos est censée produire : non pas mieux classer les pages existantes, mais créer des portes d'entrée là où il n'y en avait aucune.

8,7

position moyenne sur « agence seo pays de gex », contre 11,5 mi-juillet : entrée en page 1

Source : Search Console, 26 juillet 2026

98

score PageSpeed mobile, avec un LCP de 2,3 s et un décalage de mise en page nul

Source : PageSpeed Insights, juillet 2026

95,6 %

des demandes d'exploration de Google répondues en code 200, sans aucune erreur serveur

Source : statistiques d'exploration Google

Deux requêtes commerciales sont entrées en première page sur la période : agence seo pays de gex est passée de 11,5 à 8,7, et referencement site internet pays de gex de 11,7 à 8,2. Ce sont précisément les requêtes que nous avions choisi de cibler avec une page dédiée au Pays de Gex, ce qui tend à valider la méthode plutôt que la chance.

Deux pages qui n'étaient pas indexées le sont désormais et génèrent des impressions. Enfin, des pages publiées le 22 juillet se positionnaient dès le 26 : l'une d'elles apparaît en neuvième position sur une requête tarifaire, quatre jours après sa mise en ligne. Un site techniquement propre est exploré vite.

Ce qui n'a pas encore bougé, et ce qui a l'air d'un problème

Une étude de cas qui ne montre que les bons chiffres n'a aucune valeur. Voici les deux points inconfortables.

Les clics restent faibles en valeur absolue. Passer de 8 à 10 est une progression de 25 %, mais dix visites en un mois ne font pas une activité. Le contraste avec les impressions, qui doublent, s'explique mécaniquement : une seule de nos pages figure aujourd'hui dans les dix premiers résultats, et les clics se concentrent massivement sur la première page. Tant que les positions gagnées restent en page 2 ou 3, elles produisent des impressions et pas des visites. C'est la séquence normale d'une refonte : les impressions d'abord, les positions ensuite, les clics en dernier. Nous attendons ce troisième temps entre trois et six mois après la bascule.

La position moyenne s'est dégradée, passant d'environ 22 à 40. Le chiffre effraie, mais il faut le lire avec les impressions : celles-ci ont bondi au même moment. Ce que nous observons est un effet de dilution. Les nouvelles pages apparaissent sur des dizaines de requêtes inédites, d'abord en quatrième ou cinquième page, ce qui fait chuter la moyenne. Une sanction produirait l'inverse : des impressions en baisse. La position moyenne est un indicateur composite, et il devient trompeur dès qu'un site élargit sa couverture.

Ce que nous en retenons pour votre refonte

Trois enseignements transposables, indépendants de notre cas particulier.

  1. Une refonte ne fait pas perdre le référencement, une migration bâclée oui. Le plan de redirections doit être construit avant la mise en ligne, pas découvert après. C'est quelques heures de travail qui protègent des années d'ancienneté.
  2. Juger une refonte sur les clics au bout d'un mois n'a aucun sens. Regardez d'abord l'absence d'erreurs, puis le nombre de requêtes couvertes, puis les impressions. Les clics arrivent en dernier, et c'est prévisible.
  3. Le gain vient de la structure, pas du changement de technologie. Ce qui a produit ces résultats, c'est une page par intention et un maillage cohérent. Nous aurions obtenu des effets comparables en restant sur WordPress correctement architecturé. Le choix de Next.js nous apporte la performance, pas le référencement.

Le chapitre 2, dans trois mois

Cet article sera mis à jour avec les données d'octobre 2026, quand la période de trois à six mois sera écoulée et que les clics auront eu le temps de suivre les positions. Nous publierons les chiffres quels qu'ils soient, y compris s'ils sont décevants : c'est la seule façon de rendre une étude de cas utile.

Si vous envisagez une refonte, deux ressources pour préparer le terrain : notre audit flash gratuit pour mesurer votre point de départ, et notre guide des prix pour situer votre budget. Notre offre de refonte avec migration SEO démarre à 2 000 €, et nos tarifs sont publics.

Questions fréquentes sur la refonte et le référencement

Rédigées en format réponse directe : exactement comme nous structurons vos contenus pour les moteurs de réponse.

Une refonte fait-elle perdre son référencement ?

Pas si les redirections sont faites. Lors de notre propre migration, chaque ancienne adresse a été redirigée en 301 vers son équivalent, et nous n'avons constaté aucune chute de trafic ni aucune erreur serveur dans les statistiques d'exploration de Google. La perte de référencement n'est pas une fatalité de la refonte, c'est la conséquence d'une migration bâclée.

Combien de temps avant de voir les résultats d'une refonte ?

Les premiers signaux apparaissent en 2 à 4 semaines : nouvelles pages indexées, élargissement des requêtes, remontées de position. Les clics suivent plus tard, généralement entre 3 et 6 mois, parce qu'il faut atteindre la première page pour être cliqué. Trois semaines après notre bascule, nos impressions avaient doublé (+107 %) alors que nos clics ne progressaient que de 25 %, en restant faibles en valeur absolue.

Pourquoi ma position moyenne baisse-t-elle après une refonte ?

C'est souvent un bon signe mal interprété. Quand de nouvelles pages sont indexées, elles se positionnent d'abord en page 4 ou 5 sur de nouvelles requêtes, ce qui tire la moyenne vers le bas. Le test qui tranche : regardez les impressions en même temps. Si elles montent pendant que la position baisse, vous élargissez votre surface. Si elles baissent aussi, là il y a un problème.

Faut-il passer de WordPress à Next.js ?

Pas systématiquement. WordPress reste le bon choix si vous modifiez vos contenus souvent ou vendez avec WooCommerce. Next.js prend l'avantage quand la performance et la maîtrise technique priment, et qu'un développeur intervient pour les évolutions. Nous avons choisi Next.js pour notre site parce que nous le codons nous-mêmes, ce qui n'est pas le cas de la plupart de nos clients.

Une refonte améliore-t-elle la vitesse du site ?

Elle le permet, elle ne le garantit pas. Après notre migration, notre score PageSpeed mobile est de 98 sur 100, avec un LCP de 2,3 secondes et un décalage de mise en page nul. Ce résultat vient d'un choix technique, l'export statique, pas de la refonte en elle-même : on peut parfaitement refaire un site et le rendre plus lent.

Comment mesurer si une refonte a réussi ?

Quatre indicateurs, dans cet ordre : absence d'erreurs d'exploration et de pages perdues, nombre de requêtes sur lesquelles le site apparaît, impressions totales, puis positions et clics. Les deux premiers se lisent en quelques semaines, les deux derniers demandent plusieurs mois. Juger une refonte sur les clics au bout d'un mois n'a aucun sens.

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